Que faire des huiles moteurs usagées

Il me semble que les huiles moteurs ou hydrauliques usagées posent un tres gros probleme environnemental a Kinshasa. Déjà une petite quantité d’huile ‘pure’ peut contaminer d’enormes quantites d’eau souterraine. Les huiles usées -provenant des vidanges des moteurs, des transmissions hydrauliques ou de certaines industries – contiennent des additifs et sont contaminées par des impuretés provenant du processus de combustion. Dans les huiles de vidange des moteurs et des transmissions hydrauliques on va ainsi retrouver des métaux lourds comme le plomb (Pb) ou le cadmium (Cd), mais aussi des composés hydrocarbonés poly-aromatiques (PAH; Poly-Aromatic Hydrocarbons) ainsi que des polychlorobiphenyles – produit courant dans les huiles des transformateurs électriques qui, parait-il, font certains des meilleurs beignets de Kin la Belle – (PCB; Poly-Chloro Biphenyls). Tous ces produits, sans exception, sont extrêmement toxiques et cancérigènes.

Des quantités énormes de ces déchets sont générés quotidiennement a Kinshasa. Ou finissent-elles? Faute de réglementation ou a défaut de l’appliquer -administration?-, ces huiles finissent dans les rigoles, les poubelles, les cours d’eau, ou bien sont utilisées pour protéger le bois des charpentes des maisons en construction ou pire par les menuisiers pour protéger des ouvrages de consommation comme tables, chaises, lits, etc. J’ai aussi entendu dire que certaines personnes les vident dans les toilettes pour stopper les remontées des mauvaises odeurs (???). Tout ceci représente pour moi une catastrophe écologique innommable.

Le fait que ces huiles soient générées en petites quantités a différents endroits (maisons, garages, ateliers, industries, mines, etc.) – par opposition a de grandes quantités qui seraient générées en un nombre très limites d’endroits) rend tout contrôle éventuel très difficile. C’est pour cela qu’il faudrait baser toute politique de contrôle sur une mesure contraignante pour les producteurs et vendeurs a collecter les produits usages et les recycler. Il faudrait aussi encadrer les usages de récupération des huiles usées. Par exemple, s’il est vrai qu’elles peuvent être utilisées comme combustibles (elles gardent en effet un bon pouvoir calorifique) (applications; cimenteries, bouteilleries, etc.) mais la température de combustion devraient être élevée (> 1200 degrés celsius) pour minimiser les émissions de fumées et un mécanisme de récupération post-combustion en place pour éviter l’éjection de certains produits toxiques dans les gaz rejettes dans l’atmosphère.

Dans la mesure de mes connaissances, le ratio Recycle / Rejette dans l’environnement est encore trop faible a Kinshasa, faute d’action. En ce jour mondial de lutte contre le cancer, mon coeur a des raisons d’être dans la tristesse pour Kinshasa.

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Aujourd’hui – journee internationale de lutte dontre le cancer