25-Jul-2010: Une journée à « Jardin d’Eden »

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Dimanche 25/07/2010 nous avons passé une partie de l’après-midi au « Jardin d’Eden ». Notre équipée s’est composée de papa, maman, Francine, Emmanuel et Bryan. Nous n’avions jamais été encore. Nous savions que le site se trouvait « à 5 minutes de Kinkole », mais l’annonce ne dit pas à quelle vitesse de conduite ce délai est mesuré. Nous avons finalement trouvé assez facilement le site, mais avons eu le sentiment qu’il était plus loin de Kinkole qu’on ne le pense généralement.

Le complexe s’appelle « Site touristique Jardin d’Eden » (cliquez ici si vous voulez en savoir plus sur ce terme:  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89den) et comprend un hôtel (deux étages opérationnels, un troisième en cours de construction) aux prix avantageux (chambre standard à 60 USD la semaine lors de notre passage), un parking pour véhicules, une aire assez large, boisée et munie de nombreuses tables et chaises en plastique, un accès à un bras de la rivière Nsele avec un tout petit ponton et un tout petit embarcadère (je reprends deux mots d’Emmanuel), une petite « plage » (large de mètres seulement) et l’accès à une île au milieu de la rivière Nsele. Comme ça à pied levé je dirai que le site mesure une dizaine d’hectares.
Bryan s’est régalé en regardant un homme qui jouait dans l’eau avec un scooter marin de marque Yamaha.

La visite en site était globalement satisfaisante mais m’a laissé un peu sur ma soif, et à certains égards un peu déçu.

Les points positifs:

1. Le site est clôturé et m’a semblé être bien sécurisé: nous n’y avons fait aucune rencontre désagréable et avons été bien acceuillis par les agents de sécurité à notre arrivée, et salués par eux à notre départ;

2. La nourriture était bonne: nous avons pris brochettes de boeuf – frites pour certains et brochettes de boeuf  – chikwangue pour d’autres. La viande était tendre et les frites lègères.

3. Le site a un véritable potentiel.

Les points en moins:

1. Dans le fond, je m’attendais à être en communion avec la nature mais j’ai été très déçu. La végétation y est très pauvre, il y a à proprement parler aucune flore à voir. Il n’y a aucun animal, sauf en statutes. Pour un endroit qui se réclame « Jardin d’Eden », il y a certainement mieux à faire. A cet égard, je trouve des lieux comme « Symphonies Naturelles » (Ozone), « Chutes de Lukaya », « Lac de Ma Vallée » (Kimwenza) ou encore le jardin botanique de Kisantu beaucoup plus édeniques, plus autentiquement naturels, éloignés et différents des vacarmes de la ville, offrant une alternative de réalité et d’ambiance par rapport à la ville.

2. La musique est omniprésente et forte, il y a trop de bruits: on a plus l’impression d’être dans un club à ciel ouvert dans Kinshasa que loin des tumultes de la ville; si on veut un peu de calme pour s’écouter, se reposer, une retraite, etc. ce n’est résolument pas ‘environnement qu’il faut; On pourrait m’opposer que c’est cela que les visiteurs veulent. Peut être. Mais quand même.

3. Les chaises et tables en plastique sont tellement omniprésentes. On ne peut par exemple pas s’asseoir sur une nappe étalée au sol ou à même l’herbe… Il y a beaucoup de gens qui marchent dans les deux allées qui conduisent à la rivière. Cela m’a rappelé l’encombrement humain la dernière fois que nous sommes allés à la Fikin.

4. Trop de mouches autour de la nourriture…

5. Le personnel (les seveurs, vendeurs ou vendeuses) ne sont pas focus client. Ils ne donnent pas toute l’heure attention et ne sourient pas bcp. Le premier garçon que j’ai appelé pour prendre notre commande m’a dit « attendez d’abord que je termine… » (ou quelque chose comme ça).  Il est revenu après des temps. Lorsque j’ai payé nos repas à celui qui nous avait servi, et attendait la différence, un homme qui semblait être le patron l’a menacé verbalement en lui ordonnant de rentrer sur ses pas essuyer une chaise… Professionalisme oblige. Enfin je n’ai rencontré aucun serveur qui comprenne correctement le français.

6. Enfin le nom, je trouve « site touristique… » un peu gauche, pompeux. Ce sont les touristes qui décident de ce qu’ils font comme tourisme et n’importe quel lieu, site, peut devenir « touristique » si les touristes le veulent ainsi. Ainsi par exemple une vite de n’importe quel quartier de Kinshasa peut devenir touristique, sans devoir appeler ce lieu site touristique.

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