De la gestion des déchets en plastique

 

Gestion des Déchets en plastique

Contribution à l’assainissement de l’environnement en RDC

Zephyrin Butsana bu Nianga

Simon-Pierre Butsana bu Nianga Jr

 

 

 

 

 

 

 

  1. Introduction

Les déchets en plastique, d’origine domestique ou industrielle, sont devenus une préoccupation écologique majeure dans les villes de la RDC, ainsi que leurs environs.

En effet, d’une part, les matériaux en plastique sont généralement non biodégradables, ce qui veut dire qu’ils ne peuvent  pas dans un délai raisonnable  être éliminés suite à l’exposition de la lumière du soleil (e.g. rayonnement ultra-violet), a l’action de l’eau, des enzymes ou bactéries, a l’abrasion par le vent, l’action des insectes ou des animaux, etc. On estime ainsi que le plastique peut subsister dans la nature pendant des centaines voire des milliers d’années.

D’autre part, l’administration des entités urbaines de la RDC n’offre en pratique aucun mécanisme de collecte et élimination/ recyclage contrôlés des déchets en général, et des déchets en plastique en particulier. Il résulte de ces deux faiblesses la prolifération des déchets en plastique dans l’espace urbain et dans la nature environnante. Ces déchets posent alors plusieurs problèmes non résolus à ce jour :

–          Dégradation du paysage urbain

–          Contamination et appauvrissement des sols

–          Contamination et destruction de la faune et la flore aquatiques

–          Vecteurs de maladies par la rétention des eaux contaminées

–          Catalyste d’inondation par la réduction de la perméabilité aqueuse des sols

–          Etc.

Nous considérons comme impérieuse et urgente la question de la gestion des déchets en plastique, car la qualité du cadre de vie commun aujourd’hui et demain en dépend directement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Les plastiques

2.1  Définition

On appelle « plastique » toute une gamme de matériaux synthétiques ou semi-synthétiques solides et moulables. Ce sont en général des polymères à grande masse moléculaire. Ils peuvent aussi contenir d’autres substances, des additifs, visant à leur conférer des propriétés particulières.

Les molécules des polymères sont constituées d’une section qui se répète, appelée « monomère ». La structure et le degré de polymérisation d’un polymère donné déterminent ses caractéristiques.

2.2  Types de plastiques

On distingue deux types principaux de plastiques : les thermoplastiques et les plastiques thermodurcissables.

Les thermoplastiques se ramollissent lorsqu’on les chauffe. Leur chaine de polymère est soit linéaire soit branchée.

Les plastiques thermodurcissables se durcissent lorsqu’on les chauffe. Leur structure polymérique est maillée.

Les thermoplastiques constituent environ 80% des plastiques produits dans le monde. Quelques exemples de thermoplastiques :

–          Le polyéthylène haute densité (HDPE : high densité polyéthylène) utilisé pour la fabrication de tuyaux, réservoirs de voitures, bouteilles, jouets, etc.

 

–          Le polyéthylène faible densité (LDPE : low density polyethylene) utilise pour la fabrication de sacs en plastiques, films, contenants flexibles, etc.

 

–          Le polyethylene téréphtalate (PET) utilisé pour la fabrication de bouteilles, tapis, emballages pour produits alimentaires, etc.

 

–          Le polypropylène (PP) utilisé pour la fabrication de conteneurs de nourriture, boitiers de batteries, casiers de bouteilles, pièces automobiles, fibres, etc.

 

–          Le polystyrène (PS) utilise dans la fabrication d’emballage de produits laitiers, cassettes vidéo, verres et assiettes en plastique, etc.

 

–          Le chlorure de polyvinyle (PVC : polyvinyl chloride) utilisé dans la fabrication de tuyaux, cadres de fenêtres, profilés, revêtements pour plancher, bouteilles, emballages, isolants électriques, cartes de crédit, produits médicaux, etc.

Il existe des centaines de types différents de thermoplastiques, et de nouveaux sont ajoutés régulièrement. Heureusement, la variété des types de thermoplastiques dans les pays sous-développés tend à être limitée.

Les plastiques thermodurcissables constituent les 20%restants. Ils durcissent lorsqu’on les chauffe et peuvent difficilement être recycles. Parfois on les réduit et ils sont utilisés comme matériau de remplissage. Parmi eux on compte :

–          Le polyuréthane (PU) : peintures, engrenages, coussins, diaphragme, matelas, fauteuils de voitures, etc.

 

–          L’Epoxy : adhésifs, équipements de sports, équipements électriques ou automobiles, poignées de couteaux et autre équipements de cuisine, pièces automobiles, circuits imprimés, etc.

De nos jours, la matière première pour la fabrication des plastiques est pétrochimique, bien qu’historiquement les plastiques fussent d’abord fabriqués au départ de la cellulose.

On ajoute parfois des additifs aux plastiques pour leur conférer certaines propriétés particulières. La quantité d’additifs ajoutes aux polymères va de 0% en masse pour les plastiques destinés a l’emballage des produits alimentaires à 50% ou plus pour certaines applications électroniques par exemple. La teneur habituelle en additifs est d’environ 20% en masse.

 

2.3  Utilisation

Les plastiques sont devenus omniprésents dans la civilisation moderne, y compris en RDC, à cause de leurs propriétés désirables dont les principales sont :

–          Faible cout de production d’articles de consommation varies

–          Rapport poids propre à résistance mécanique faible

–          Isolation électrique

–          Résistance aux acides, alcalins, solvants, etc.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  1. Incinération : peut-on bruler les plastiques ?

Bruler les déchets en plastique dans un incinérateur est-il meilleur que de les enfouir sous terre ?

L’enfouissement n’est pour nous une option viable : on ne peut pas enfouir indéfiniment les déchets en plastiques produits à un rythme croissant par la société. Par ailleurs, s’il résout (à court terme seulement) le problème de l’impact des déchets en plastique sur le paysage, ne réduit pas l’acuité de la contamination et appauvrissement des sols. Au demeurant, le cout de l’enfouissement et son impact paysager / écologique ne peuvent pas être ignores.

Lorsque l’on brule a l’air libre des matières plastiques de semblables ou différentes natures ensemble, on doit s’attendre à des résultats imprévisibles car les différents composants (y compris des additifs éventuels) peuvent réagir a haute température et produire de nouvelles substances, toxiques, libérées dans l’atmosphère.

Les gaz ainsi générés, ainsi que les cendres résultant de la combustion et laissées sur le sol, vont polluer l’environnement, les plantes, les animaux, et finiront par trouver leur chemin dans les cellules et tissus humains ou ils peuvent causer des allergies ou des conditions plus graves comme des cancers.

Ainsi par exemple, la combustion a l’air libre du PVC produit des dioxines, substances liposolubles et chimiquement stables, connues comme cancérigènes pour l’être humain. Dans les fumées émises par la combustion d’autres plastiques, il peut y avoir entre autre produits toxiques –à part le CO2 bien sur-, des PCB (polychlorobiphényles), des cyanides,

Ce sont surtout les plastiques halogénés (contenant du chlore ou du fluor) qui produisent des dioxines ou des furanes (gaz toxiques et cancérigènes) lorsqu’on les brule à l’air libre. Les principaux plastiques halogénés disponibles sur le marché sont :

–          Le PVC (Polyvinyl Chloride : Chlorure de Polyvinyle)

–          Le CPE (Chlorinated Polyethylene)

–          Le CSPE (Chlorosuflated Polyethylene)

–          Le CR (également commercialise sous le nom de Néoprène)

–          Le FEP (Fluorinated Ethylene Propylene)

 

D’autres plastiques, par exemple les polyéthylènes qui sont très répandus, ne produisent ni dioxines ni furanes lorsqu’on les brule et peuvent par conséquent être brulés sans crainte.

Ainsi, lorsqu’on envisage d’incinérer des déchets en plastique, il est important de séparer les plastiques halogénés des autres. Seuls les plastiques non halogénés peuvent être destinés a l’incinération. Les plastiques halogénés, de leur côté, doivent être gérés selon un autre mécanisme.

Le polyethylene, qui est un dérivé du pétrole, en partage la valeur énergétique et peut en même temps être utilise pour son pouvoir calorifique. L’énergie générée dans un incinérateur de déchets en plastique peut par exemple être récupérée pour une génération locale d’électricité.

En inde, certains chercheurs envisagent de lier le polyéthylène recyclé à des briquettes combustibles destinées à l’usage domestique. Dans cette approche, la quantité journalière moyenne de déchets en polyethylene générée par un ménage est à peu près égale à la quantité utilisée par elle comme combustible dans les briquettes, ce qui résout simultanément les problèmes d’approvisionnement énergétique ainsi que de gestion des déchets.

Une difficulté supplémentaire, abordée dans la section suivante, provient du fait qu’un grand nombre de plastiques différents ont un aspect visuel semblable. Il devient donc critique de bien trier et séparer le polyethylene des autres types de plastiques avant d’envisager de le réutiliser comme combustible.

Il existe des technologies pour incinérer les plastiques halogénés, récupérer les fumées toxiques produites et décomposer plus de 99% d’elles en dioxyde de carbone (CO2) et vapeur d’eau (H2O) qui sont ensuite relâchées dans l’atmosphère. Ces technologies sont onéreuses mais ne demandent pas le tri des déchets au préalable et permettent de se débarrasser complètement des plastiques (halogénés ou pas) et des produits toxiques résultant de leur combustion.

Une technologie prometteuse est la pyrolyse a plasma, appelée PPT : Plasma Pyrolisis Technology.

Dans la PPT, les déchets en plastique sont places dans une chambre de combustion primaire ou ils sont brulés à une température de 8500 degrés Celsius. Cette température élevée permet de décomposer les plastiques en monoxyde de carbone, hydrogène, méthane, hydrocarbones supérieurs, etc. Ces gaz de pyrolyse ainsi que les résidus de la combustion primaire sont ensuite entrainés dans la chambre de combustion secondaire ou un arc électrique généré à haute tension les porte et maintient à une température de 10500 degrés Celsius. Tous les gaz de pyrolyse sont alors brulés en dioxyde de carbone (CO2) et en vapeur d’eau (H2O). Le taux de conversion des déchets organiques en CO2 et H2O est supérieur à 99%. Le CO2 et l’H2O sont relâchés a l’air libre.

Tous les microbes dont peuvent être contaminés les déchets en plastiques traites sont aussi totalement éliminés dans ce processus.

Un prototype d’incinérateur PPT d’une capacité de traitement de 15 kg/h a été développé en Inde. Un second prototype d’une capacité de 50 kg/h est en étude.

Il existe aussi des études pour la conversion de déchets plastiques en carburant liquide en présence d’un catalyseur.

En l’absence d’infrastructure d’incinération écologique des déchets en plastiques, il faut envisager leur recyclage.

 

  1. Recyclage des déchets en plastiques

En République Démocratique du Congo (et aussi dans la plupart des pays du tiers monde), il est souhaitable de recycler les déchets en plastiques pour des raisons écologiques (voir section 1) aussi bien qu’économiques (création de PME et réduction du cout de certaines matières premières ou produits finis).

A cause du fait que le plastic a été pendant très longtemps un matériau bon marché, l’industrie du plastique –contrairement à celles du métal, du papier, du verre ou encore des déchets organiques- n’a pas vraiment développé les moyens de recyclage en masse des matières qu’elle produit.

4.1  Types de recyclages

Le recyclage des déchets en plastique doit être conduit d’une manière qui minimise la pollution pendant le processus et par conséquent qui améliore l’efficacité du processus et la conservation de l’énergie.

Les technologies de recyclage peuvent être regroupées en quatre catégories : primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire.

–          Primaire : Le produit recycle a des caractéristiques semblables au produit de départ

–          Secondaire : Le produit recycle a des caractéristiques différentes de celles des produits de départ

–          Tertiaire : Le recyclage donne des produits chimiques de base ou des carburants

–          Quaternaire : Le recyclage récupère le contenu énergétique des déchets plastiques par l’incinération

 

4.2  Plastiques recyclables

Ce ne sont pas tous les plastiques qui peuvent être recyclés.

Il existe quatre types de plastique qui sont communément recyclés :

–          Le polyéthylène (PE)

–          Le polypropylène (PP)

–          Le polystyrène (PS)

–          Le chlorure de polyvinyle (PVC)

 

4.3  Sources des plastiques a recycler

 

Les déchets à recycler peuvent provenir de plusieurs sources :

–          Déchets industriels provenant des industries fabriquant le plastique. Ces déchets peuvent être collectés par l’industriel, le recycleur ou encore une tierce partie

–          Déchets domestiques : collectés par le recycleur ou bien une tierce partie

–          Déchets urbains : collectés par le recycleur  ou une tierce partie

La collecte des déchets en plastiques peut constituer en elle-même une source de revenu pour celui qui la fait. Dans les villes de la RDC, il y a ainsi moyen d’utiliser à bon escient les enfants dits « de la rue » avec un double effet positif : ils gagnent un revenu honnête en même temps qu’ils contribuent à nettoyer l’environnement.

 

4.4  Triage

La valeur des déchets en plastique comme ressource secondaire dépend de leur pureté et de leur composition : des déchets de natures différentes ne peuvent le plus souvent pas être traités de la même manière. Il est donc important de trier les déchets reçus avant de commencer le recyclage proprement dit.

Il n’existe pas encore de moyen de triage automatique vraiment fiable. Il faut donc procéder au triage manuellement. Si ce fait est une contrainte limitative dans les pays développés, il est plutôt une opportunité pour un pays comme la RDC où la main d’œuvre est abondante et peu onéreuse.
La matière première obtenue par triage manuel est de bonne qualité et offre une bonne base pour la production d’objets recyclés de bonne qualité.

La grande majorité des déchets domestiques consiste en :

–          Articles en polyéthylène haute densité (HDPE : High Density Polyethylene) produits par soufflage ;

–          Articles en HDPE, PS (Polystyrène) ou PVC produits via moulage par injection ;

–          Tuyaux et profiles en PVC, PE (Polyéthylène) ou PP (Polypropylène) produits par extrusion ;

–          Des films plastiques, produits avec du polyéthylène faible densité (LDPE : Low Density Polyethylene), du PP ou plus rarement du PVC.

Certains de ces matériaux se ressemblent et le tri/séparation par inspection visuelle peut être difficile. Les éléments suivants peuvent aider :

i.            La législation dans plusieurs pays développés exige de mettre un code les produits en plastique indiquant la nature chimique du matériau dont ils sont faits. La plupart des produits commercialises en RDC ne sont pas codés car la législation ne l’exige pas, mais certains produits codés peuvent toutefois être rencontres. Ces codes sont :

 

 

Ils s’interprètent de la manière suivante :

1 : PET(E) – Polyéthylène Téréphtalate

2 : HDPE – Polyéthylène haute densité

3 : PVC – Chlorure de Polyvinyle

4 : LDPE – Polyéthylène faible densité

5 : PP – Polypropylène

6 : Polystyrène

7 : Autres plastiques

ii.            Le LDPE est doux, flexible, facile à chauffer. Il est transparent lorsqu’il est très mince. Les zones épaisses ont un aspect laiteux ou colore.

 

iii.            Le HDPE est plus dur que le LDPE. Même des films minces ont un aspect laiteux

 

iv.            Le PVC est dur et résistant, souvent colore. Il émet une odeur d’acide hydrochlorique lorsqu’on le brule.

 

v.            Le PVC plasticise est doux, flexible et faible. Il se joint facilement aux textiles ou aux métaux.

 

Si le déchet plastique en cours de tri est sale, il faut le nettoyer en suivant les etapes suivantes :

i.            Vider, s’il y en a, le contenu résiduel du déchet en plastique vers un fût collecteur

ii.            Nettoyage grossier en enlevant les bouchons, étiquettes en plastique, papier, métal

iii.            Nettoyage intensif dans l’eau froide ou chaude avec addition si nécessaire de détergent ou de soude caustique

iv.            Une attention particulière sera donnée aux sacs et sachets qui peuvent transporter davantage d’impuretés que les autres types de déchets.

 

Le HDPE et le PP ont des propriétés semblables et peuvent être recyclés ensemble. Ils peuvent facilement être sépares du PVC par le test du bain. Avec une masse volumique d’environ 900 kg/m3, le HDPE et le PP flottent sur l’eau alors que le PVC (comme la majorité des autres plastiques), qui a une masse volumique de 1300 kg/m3 environ, coule au fond.

Si l’on tient à séparer le LDPE (densité de 0.91 à 0.92) du HDPE (densité de 0.96), un liquide de séparation approprie de densité 0.93 a 0.94) peut être constitué en mélangeant de l’alcool (densité 0.79) a l’eau.

Il est recommandé d’insérer un étage de découpage avant le test du bain : ainsi d’éventuelles poches d’air seront libérées.

On peut aussi avoir 2 étages de tests de bain pour une précision affinée.

On peut également tester le plastique à recycler en le grattant avec un ongle : seul le polyéthylène peut être déchiré de cette manière.

Le tableau ci-dessous résume les différents tests d’identification possibles :

Test PE PP PS PVC
Bain Flotte Flotte Coule Coule
Bruler Flamme bleue avec extrémité jaune. Fond et tombe en gouttes Flamme jaune avec base bleue Jaune Jaune, avec de la fumée sombre. Ne continue pas à bruler si la flamme est enlevée
Odeur après combustion Comme de la cire de bougie Comme la cire de bougie. Moins fort que le PE. Douce Acide hydrochlorique
Grattage Oui Non Non Non

 

Pour déterminer si un plastique est thermoplastique ou thermodurcissable, on peut essayer d’enfoncer un morceau de métal chauffé au rouge dans le matériau. Si le métal s’enfonce dans le plastique, on est en présence d’un thermoplastique, sinon on est en présence d’un thermodurcissable.

 

4.5  Granulation

Il faut ensuite reduire les déchets en granules dans une machine appropriée. Dues aux propriétés mécaniques différentes de différents types de sachets, il existe différentes sortes de machines.

Les plastiques dures seront réduites dans un granulateur correspondant. Le produit réduit est séché. Il pourra ensuite soit être utilise comme tel ou bien transformé en pastilles dans une extrudeuse.

Les plastiques en films sont pour leur part traitées dans une agglomératrice. C’est une machine faite d’un tambour vertical avec une série de lames tournant rapidement à sa base. L’agglomératrice découpe les films en pétales minces. A cause de l’énergie de frottement du processus, les pétales fondent et se resolidifent en petites boules ou agglomérats. Le résultat est une augmentation de la densité du matériau qui devient adéquat pour injection par moulage via une extrudeuse, formation par soufflage ou soufflage de films.

4.6  Réduction en pastilles (« pellets »)

Dans plusieurs applications il est recommandes de convertir les morceaux de plastique (« chips ») ou agglomérés en pastille (« pellets ») avant utilisation.

La pelletisation consiste à faire fondre à nouveau les chips ou agglomérés dans une extrudeuse, puis à produire des spaghettis qui sont finalement coupes en pastilles. Pendant ce processus, le plastique peut aussi être homogénéisé, mélangé, dégazé, coloré ou stabilisé.

Les pastilles peuvent être vendues aux industries qui ont fabriqué les produits de départ, parce que c’est bien la matière première qu’ils utilisent, ou bien utilisées par une PME pour créer de nouveaux objets en plastique.

 

4.7  Fabrication par extrusion de tuyaux et de profiles

Les chips, les agglomérés ou les pellets provenant du recyclage du PE ou du PVC peuvent être utilisés pour fabriquer par extrusion des tuyaux ou des profilés en plastique.

Comme le matériau recyclé est rarement homogène il est important de faire des tests pour déterminer le bon dosage (par exemple de HDPE et LDPE) conduisant à des propriétés désirables.

Les tuyaux ou les profilés sont extrudés en continu. Le plastique est amené à fusion dans l’extrudeuse puis est pressé en continu dans l’outil d’extrusion. Pour préserver la forme jusqu’à ce que le plastique se soit solidifié, on utilise des outils de calibration refroidis à l’eau.

Finalement les tuyaux et profilés sont coupés à la longueur appropriée ou bien enroulés.

 

4.8  Moulage par injection

Pour mouler par injection, les chips, agglomeres ou pastilles sont amenés à fusion dans une extrudeuse. Le plastique fondu est stocké par intermittence dans une chambre d’approvisionnement en amont de l’extrudeuse. A certains intervalles le plastique fondu est injecté dans un moule. Apres solidification l’objet fabriqué est retiré du moule. Entretemps un nouvel apport de plastique est fait dans la chambre d’approvisionnement, prête pour la prochaine injection.

Ce processus exige beaucoup de mécanismes de contrôle et les machines de moulage par injection sont en général automatiques, donc malheureusement onéreuses et peu accessibles pour les PME fonctionnant avec un budget d’investissement limité.

Il existe toutefois quelques machines de moulage par injection manuelles, développées notamment en Inde et en Egypte, pouvant produire des objets ayant jusqu’à 50 grammes de masse, un ouvrier pouvant produire jusqu’à 150 objets par heure.

 

 

 

 

 

 

 

  1. Economie

Le financement de l’opération d’incinération / de recyclage peut être obtenu par l’un ou plusieurs des sources suivantes :

–          Contribution des producteurs de matériaux en plastique

–          Contribution de l’industrie brassicole (qui vend de plus en plus des boissons dans des bouteilles en plastique)

–          Contribution de l’industrie pétrolière (qui vend des lubrifiants dans des bouteilles en plastique)

–          Subsides du gouvernement

–          Revenu des ventes

 

  1. Considérations écologiques

Comme d’autres activités du secteur de la production, le recyclage des plastiques peut produire des résidus qui peuvent contaminer l’environnement. Les PME doivent prendre des mesures appropriées dans les secteurs suivants :

–          Collecte des résidus pouvant venir avec les objets à recycler ;

–          Traitement des eaux usées ;

–          Traitement de gaz éventuels

 

  1. Considérations légales

En vue de minimiser l’impact général des objets en plastique sur l’environnement, ce qui est notre première préoccupation, il serait indiqué de mettre en place les standards suivants, inspirés notamment de la législation indienne :

 

–          Obligation pour les producteurs d’objets en plastique d’indiquer par un code la nature chimique du plastique utilisé

–          Interdiction de fabriquer, stocker, distribuer ou commercialiser des sacs ou conteneurs en plastique, dont l’épaisseur de film ne dépasse pas 20 microns ;

–          Interdiction d’utiliser des sacs faits de plastic recyclé pour l’emballage ou le transport de produits alimentaires ;

–          Normalisation du cadre de recyclage des plastiques.

19 Réponses

  1. mai si l on interdit d utiliser d sacs faits d plastique recyclé pour l embalage ou le transport des produits alimentaires,pourquoi compter sur les industriels brassicoles pr le financement?

    • Bonjour Ange. L’industrie brassicole en RDC contribue de plus en plus a la création de déchets en plastique depuis que la plupart des boissons douces sont massivement commercialisées dans des bouteilles en plastique (du polyéthylène terephtalate – PET en abrégé, la plupart du temps). Il n’y a aucun cadre de collecte des bouteilles usées qui finissent tôt ou tard dans la nature – vous pouvez par exemple pour vous en convaincre regarder le nombre de bouteilles jetées le long de nos routes ou « coulant » dans nos caniveaux pendant une grosse pluie.
      Il ne serait donc que juste de voir les industries ayant en amont mis ces bouteilles en circulation mettre la main a la poche pour en réduire l’empreinte environnementale.

  2. Bonsoir,
    J ai lu avec bcp d’interet votre article et je vs en felicite.je pense qu il devrait avoir davantage d etudes en la matiere parce que le plastique constitue une menace pour notre environnement.
    A mon humble avis on devrait taxer les produits plastiques et utiliser cet argent pour par exemple financer le recyclage.je pense qu on devrait aussi favoriser la mise en circulation d autres emballages en matiere differente que le plastique.
    Exemple:qd j etais petite le pain s achetait et se conditionnait dans du papier ou dans un panier en osier.de meme on allait au marche avec un panier en osier.les cacahuetes se vendaient ds des cornets en papier.
    Mais aujourd hui tout se met dans des sachets.ceci constituez une menace pour notre ecosysteme.
    Encore une fois merci

  3. Bonsoir,
    J ai lu avec bcp d’interet votre article et je vs en felicite.je pense qu il devrait avoir davantage d etudes en la matiere parce que le plastique constitue une menace pour notre environnement.
    A mon humble avis on devrait taxer les produits plastiques et utiliser cet argent pour par exemple financer le recyclage.je pense qu on devrait aussi favoriser la mise en circulation d autres emballages en matiere differente que le plastique.
    Exemple:qd j etais petite le pain s achetait et se conditionnait dans du papier ou dans un panier en osier.de meme on allait au marche avec un panier en osier.les cacahuetes se vendaient ds des cornets en papier.
    Mais aujourd hui tout se met dans des sachets.ceci constitue une menace pour notre ecosysteme.
    Encore une fois merci

    • Merci pour votre commentaire. Nous avons besoin d’une plus grande prise de conscience pour sauver notre environnement. C’est une responsabilité énorme pour laquelle la masse critique de conscience n’a pas encore été atteinte. Cordialement. Simon-Pierre

  4. bonjour, c’est patricia ngobo étudiant à l’isp/gombe je voulais démandé si c’est bien ou pas l’utilisation de bouteille en plastique ou pas parce que moi personnellement je trouve que les bouteilles en plastiques nous aide aujourd’hui beaucoup.

    • Bonjour Patricia,

      Les bouteilles en plastique sont…en plastique! A mon humble avis elles constituent également un (gros) problème. Il suffit de voir combien de bouteilles finissent dans nos rivières, caniveaux, etc. Leur impact environnemental négatif est le même que celui décrit dans l’article. Cela étant dit, elles apportent probablement des avantages en terme d’emballage des boissons, et différents produits alimentaires ou pas. Il y a aurait sans doute alors lieu, plutôt que de les bannir (cela pourrait être très très difficile en termes pratiques), d’encourager une politique environnementale protectrice et responsable en organisant leur recyclage. Il ne serait que normal que les firmes et maisons de commerce qui les mettent en circulation contribuent à financer ce recyclage. Les utilisateurs (population) devraient aussi être éduqués pour ne pas rejeter dans la nature les bouteilles utilisées. Merci pour votre commentaire. Simon-Pierre

  5. j’aimerai savoir s’il ne sairait pas possible qu’on interdise la circulation des matières plastiques(les sachets) pour éviter la prolifération des matières plastiques par conséquent la pollution de l’environnement.

    • Bonjour,

      C’est tout à fait envisageable. De fait, beaucoup dep pays autour de la RDC ont totalement (interdiction d’importer, fabriquer ou commercialiser des emballages en plastique destinés à la grande consommation) ou partiellement (interdiction d’importer, fabriquer ou commercialiser les emballages en plastique léger) bani les sachets en plastique, et je pense qu’ils s’en portent mieux. Cordialement. Simon-Pierre

  6. Pourqoui en RDC nous ne parvennons pas à nous debarasser de ces dernières( les matières plastiques) ?

  7. J ai lu cet article, surtout pour la seule raison que je suis moi meme un etudiant, dont le professeur Butsana, m’ a donee Cours de Mecaniques Rationelle, a L’IST/Boma, Ex-ISCIA

  8. Apres avoir lu cet article, je voudrais en savoir sur le point qui a trait a l emballage recycle qui provient de Plastique pour les denrées alimentaires: sur le rubrique: <> tandis que sur le rubrique <<1.Considérations légales: Interdiction d’utiliser des sacs faits de plastic recyclé pour l’emballage ou le transport de produits alimentaires ;
    d’après ma compréhension, cette étude menée (ou article) considère comme impropre pour la conservation(emballage) ou transport des aliments, seulement le sacs(sachets)qui provenaient des plastics recyclées et non les Bouteilles? si ce le cas prière de nous dire le pourquoi?
    Deuxième volet, si les bouteilles qui proviennent des plastiques recyclées sont aussi impropres pour la conservation(emballage) et transport des produits alimentaires. je pense que cela ne pourrait pas être mentionee comme un point bénéfique<> bien que la bouteille en plastique recyclée peut coûter moins cher mais cela présente un effet néfaste pour la sante de consommateur de boisson ou produit alimentaire qu il contiendrait.
    N.B: Etant moi même ,Ingénieur en Chimie et Industries Alimentaires, cet aspect est trop préoccupant pour moi . votre éclaircissement, S.V.P. Merci!!

  9. Apres avoir lu cet article, je voudrais en savoir sur le point qui a trait a l emballage recycle qui provient de Plastique pour les denrées alimentaires: sur le rubrique: <<1.Economie – Contribution de l’industrie brassicole (qui vend de plus en plus des boissons dans des bouteilles en plastique) tandis que sur le rubrique <<1.Considérations légales: Interdiction d’utiliser des sacs faits de plastic recyclé pour l’emballage ou le transport de produits alimentaires ;
    d’après ma compréhension, cette étude menée (ou article) considère comme impropre pour la conservation(emballage) ou transport des aliments, seulement le sacs(sachets)qui provenaient des plastics recyclées et non les Bouteilles? si ce le cas prière de nous dire le pourquoi?
    Deuxième volet, si les bouteilles qui proviennent des plastiques recyclées sont aussi impropres pour la conservation(emballage) et transport des produits alimentaires. je pense que cela ne pourrait pas être mentionee comme un point bénéfique <<1.Economie – Contribution de l’industrie brassicole (qui vend de plus en plus des boissons dans des bouteilles en plastique) bien que la bouteille en plastique recyclée peut coûter moins cher mais cela présente un effet néfaste pour la sante de consommateur de boisson ou produit alimentaire qu il contiendrait.
    N.B: Etant moi même ,Ingénieur en Chimie et Industries Alimentaires, cet aspect est trop préoccupant pour moi . votre éclaircissement, S.V.P. Merci!!

  10. Je suis directeur provincial de l’office de promotion des petites et moyennes entreprises,OPEC en sigle. A ce titre je conduis un projet pilote a Bandal sur ce theme et souhaiterais vous rencontrer

  11. bonjour monsieur je suis particulièrement content de votre briyant exposé sur le recyclage des déchets en plastique.
    ma préoccupation est de savoir ou peut-on trouver tous ces machines de transformation,incinération/recyclage de ces déchets ? car le Cameroun a les mêmes problèmes que la RDC.
    merci

  12. Je suis flatté par votre travail. c’est vraiment bon. D »ailleurs mon memoire que je veux défendre bientôt est intitulé » problématique de rejet des sachets plastiques et ses impacts sur l’environnement physique. »
    Merci

  13. Daniel NSENGA Merci beaucoup et félicitation, votre publication peut faire naitre des projets

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